Rêveries parisiennes

Rêveries parisiennes
Une atmosphère très parisienne, près du musée du Louvre

dimanche 16 janvier 2011

Une fontaine et une église monumentales

Vendredi 14 janvier 2011Place Saint Sulpice
Tout en arrondis, faite de circonvolutions et de tourbillons, la place Saint-Sulpice. Elle est rythmée par le froissement léger de cascades frôlant la crinière de quatre lions, sur le point de rugir, qui veillent en parallèle avec quatre dignitaires de l’Eglise logés dans de spacieuses niches, plus haut.
La Fontaine des Quatre Evêques : tel est son nom. Bossuet, Fénélon, Massilon, Fléchier : ils représentent tout à tour Nîmes, Clermont, Cambray et Meaux. Impassibles, la main posée sur un livre, plongés dans leurs pensées, ils portent des robes dont les plis semblent aller de pair avec les froissements de l’eau jaillissant, plutôt bruyamment, à leurs pieds.

Par son style baroque, ladite fontaine ressemble beaucoup à celle des Innocents, qui se dresse sur l’autre rive de la Seine, à Châtelet, elle aussi dégoulinante d’histoire et pleine de romantisme.

Mais s’il est une église unique à Paris, par son caractère imposant et son style, c’est bien celle de Saint Sulpice.


Au bas d’une colonne, près des grandes orgues (20 m. de hauteur), une affiche résume ce que les visiteurs et fidèles sont enclins à ressentir: «Vous venez de visiter cette belle et majestueuse église construite sous Louis XIV.» En fait, la construction de Saint-Sulpice, dont Anne d’Autriche, régente, posa la première pierre, s’étala sur près d’un siècle et cet ambitieux projet architectural connut bien des avatars. La façade, allongée, constituée de deux portiques superposée, trahit une influence carrément romaine, entrecoupée de pilastres doriques et corinthiens.

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